De l’agression à la réparation : une lutte permanente
Chaque épisode inflammatoire (“poussée”) de la SEP correspond à une attaque des lymphocytes contre la myéline des oligodendrocytes. Le cerveau, heureusement, n’est pas passif. Il essaie de réparer grâce à de nouveaux oligodendrocytes.
Pourtant, cette capacité de réparation s’amenuise au fil des années, surtout si les attaques se répètent. C’est pourquoi l’enjeu majeur consiste à freiner l’inflammation, pour préserver le plus possible ces cellules réparatrices, et limiter la progression du handicap.
À l’inverse, mieux comprendre la communication entre oligodendrocytes et lymphocytes ouvre de nouvelles pistes de traitement : stimuler la remyélinisation, bloquer les signaux inflammatoires, ou “rééduquer” les lymphocytes hors de contrôle.
Mieux connaître ces cellules, c’est mieux vivre avec la maladie
Sophie : “Au quotidien, cette lutte invisible explique pourquoi la fatigue ou les troubles cognitifs surviennent après une poussée. Il y a une vraie souffrance cellulaire derrière les symptômes.”
Julien : “Comprendre ce qui se passe m’aide à voir que ce n’est pas ‘dans ma tête’. Chaque poussée a une explication biologique concrète, et il existe des moyens d’agir dessus – pas seulement par les médicaments, mais aussi par tous les petits gestes qui soutiennent la santé globale. ”
Claire : “Les récentes avancées sur les rôles des cellules immunitaires nous encouragent, nous, médecins, à rester attentifs aux recherches susceptibles d’apporter de nouveaux traitements adaptés à chaque personne.”